Langues construites

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On dit aussi « langues artificielles », « langues conçues »... La plus connue d'entre elle est l'espéranto, mais il en existe des milliers d'autres...

Références :

Langues auxiliaires

Parmi les langues construites, certaines le sont dans le but de devenir une langue auxiliaire internationale, c'est-à-dire une seconde langue commune à une zone géographique (comme l'Europe) ou au monde entier. Ainsi, aucune langue nationale n'est privilégiée et la langue véhiculaire est neutre. De plus, étant construite, elle peut l'être de la manière la plus régulière possible (sans exceptions grammaticales, avec des règles d'extension du vocabulaire, etc) de manière à pouvoir être apprise plus facilement.

L'espéranto est aujourd'hui la langue construite la plus répandue (c'est-à-dire relativement mieux répandue que ses concurrentes) et la mieux à même de remplir ce rôle de langue auxiliaire, même si certains de ses aspects sont criticables.

Langues artistiques

Tolkien, l'auteur de Bilbot le Hobbit, du Seigneur des Anneaux et du Silmarillion, était linguiste et a inventé des langues pour les peuples de ses mondes imaginaires. Une langue utilisée dans le feuilleton StarTrek, le klingon, a des locuteurs et une académie sur la Toile. L'auteur de cette langue a travaillé à la demande de Disney sur la langue des atlantes du dessin animé l'Atlantide.

Bref, inventer une langue est aussi une activité, un passe-temps, et la Toile regorge de sites et de groupes de discussions sur ces sujets.

LangMaker.com, par exemple, explique :
« Certains construisent des maquettes d'avions, pratiquent le modélisme ferroviaire et certains... eh bien, inventent des maquettes de langages. Ces maquettes de langages peuvent se situer n'importe où entre quelques mots d'argot et un système rigoureusement développé de langues imaginaires reliées entre elles. Ce n'est pas un loisir que beaucoup de gens connaissent.
 
  [...]
 
Pourquoi inventer une langue ? On peut fabriquer un langage artisanal pour en faire un code personnel, partagé avec quelques-uns. Un écrivain aura peut-être envie d'ajouter de la profondeur à un monde imaginaire, créant une langue pour inventer des noms de personnages ou de lieux, allant peut-être jusqu'à traduire quelques proverbes-clés ou des poèmes. Quelqu'un qui souhaite concevoir son propre univers pour un jeu de rôles peut créer une langue pour la même raison. Ou encore, on peut inventer une langue pour mieux comprendre comment les vraies langues sont structurées et comment elles évoluent. Pour certains, créer une langue peut même constituer un travail spirituel. Des gens inventent des langages pour des myriades d'autres raisons : pour créer une langue universelle, pour programmer des ordinateurs, ou simplement pour mieux comprendre comment les vraies langues fonctionnent.
 
  [...]
 
La pratique du «modélisme» linguistique peut être poussé jusqu'à la création d'une langue vraiment faite pour communiquer. Une telle langue doit avoir un vocabulaire d'au moins 1000 à 2000 mots et une grammaire détaillée. La plus connue parmi ces langues est l'espéranto.
 
  [...]
 
Pour finir, les langages les plus ambitieux impliquent la création d'un système diachronique entier : une langue imaginaire qui descende d'autres langues réelles ou imaginaires, en se basant sur des décalages sonores et sémantiques. J.R.R. Tolkien, dans «Le Silmarillion», a créé un système linguistique entier, avec deux langues primaires et cinq langues secondaires descendant d'une racine commune. Ainsi, le galadaa primitif («arbre») est devenu alda en Quenya et galadh en Sindarin. Un tel système est si détaillé qu'il peut passionner quelqu'un une vie entière, et Tolkien n'a jamais terminé son système (mais cet achèvement n'était pas un de ses buts). »


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